
La semaine dernière à l’espace Kirion de Paris se tenait le premier salon indépendant de la musique: [TIME] The Indie Music Event.
Au menu 24 showcases et 8 conférences. L’occasion de rencontres entre professionnels de la musique et de découvertes musicales.
Des conférences sur Hadopi, l’avenir de la musique et des droits d’auteur en particulier ou encore le marketing digital et des découvertes ou (re) découvertes musicales à l’instar du groupe Lyre Le Temps ou Cosmos 70.
Présentation du salon, de ses objectifs à plus ou moins long terme et du succès de cette première édition par Martin Guerber.
Comment est né ce projet?
Martin: Ce projet est né du constat qu’il manquait un évènement pour que les petites structures comme les grandes puissent se rencontrer. De plus, aucune rencontre de ce type n’est organisée à Paris, ce qui facilite aussi la venue des internationaux. La baisse de fréquentation du Midem et l’annulation du Popkomm nous a également conforté dans notre positionnement d’ouverture aux indépendants.
Quel est son objectif?
Martin: C’est un évènement indépendant, certes à échelle modeste comparé au Midem et autres, mais malgré tout international dès la première édition. Nous avons mis en place [TIME*] sans aucun sponsor ni aide financière extérieure, c’est financé à 100% par une structure indé dont le coeur de métier est la production de spectacles. Le but est bien sûr de confronter tous les professionnels, proposer des pistes de réflexion sur le monde de la musique et faire découvrir des groupes de musique indépendants.
Sur quoi portaient les débats et étaient ils constructifs?
Martin: Nous avons voulu ouvrir les débats sur les sujets chauds et les problématiques essentielles de la musique et du milieu indépendant. Les conférences ont été très fortement fréquentées, ce qui prouve une vraie mobilisation des acteurs pour accélérer l’adaptation et l’évolution de l’industrie musicale dans la nouvelle donne technologique et économique. Hadopi, la relation marque/artiste, les vecteurs d’émergence des talents, etc. Tout a été constructif, puisque nous avons évité le côté consensuel. Il y a eu débat. Certaines conférences seront mises en ligne sur notre site www.time2009.net
Quel bilan à la fois en terme de fréquentation, de retours et d’impact
Martin: La fréquentation a été de 1182 accrédités sur les 2 jours, sans compter tous les médias et les musiciens, ni le taux de fréquentation du festival off qui a été très élevé. Les retours que nous avons sont très positifs, les visiteurs sont enthousiastes et motivés par cette initiative. Nombreux sont ceux qui nous ont remercié des rencontres fructueuses qu’ils avaient pu faire. Cela nous conforte dans l’idée que c’est un projet durable et solide qui est amené à grandir et se pérenniser. Les critiques négatives sont toutes constructives et vont nous aider à affiner certains évènements internes au salon (speed-meetings, etc.)